La déconnexion volontaire, le phénomène qui dit non à l’addiction au web

La déconnexion volontaire est le fait de se déconnecter totalement ou partiellement des technologies de l’information et de la communication (TIC) qui sont vues comme chronophages, réductrices de liberté, de perte de la gestion du temps et de dispersion pouvant entraîner une véritable addiction au web.

La déconnexion volontaire, un mouvement

IMG_0574Ce mouvement existe depuis une dizaine d’années et est apparu en Californie, dans la Silicon Valley avec les « off-liners », ces personnes qui ne souhaitent plus être connectées complètement ou partiellement. Aujourd’hui, avec la généralisation des tablettes et des smartphones, l’injonction, tant professionnelle que sociale, à être connecté en permanence et à répondre dans l’urgence s’est généralisée. Cela entraine parfois un sentiment d’être contrôlé, traqué, avec une réduction de sa vie privée et une obligation par exemple de répondre aux emails et aux sms que l’on soit en dehors de ses heures de travail, en week-end ou à l’autre bout du monde en vacances. Cela entraine une perte dans la gestion de son temps, du stress et de la dispersion. Poussé à l’extrême, certaines personnes arrivent au burn-out car elles sont devenues accros au web et sont connectées 24h sur 24. Cette « drogue » étant légale et se trouvant partout dans le monde, comment s’en protéger ?

L’étude Devotic

Devotic est une étude dont le rapport a été rendu fin 2014 faisant part sur 5 ans du phénomène de déconnexion aux technologies de l’information et de la communication (TIC). De façon surprenante, ce phénomène s’est aujourd’hui généralisé et ne touche pas seulement les drogués du web, ni les allergiques aux nouvelles technologies mais les cadres, les étudiants, les chercheurs, les touristes, monsieur et madame tout le monde en somme. Dans la plupart des cas, la déconnexion est toujours partielle et dure quelques jours ou quelques heures comme le fait de ne pas emmener son smartphone en week-end ou en pause, de ne pas répondre aux emails ce soir-là ou de se mettre sous mode vibreur. C’est un moyen de se protéger, du moins temporairement, contre l’invasion du web. Les déconnexions totales sont rarissimes. L’homme moderne doit encore apprendre à s’adapter aux nouvelles technologies et pratiquer des pauses numériques permettant de reprendre pied, d’éviter l’addiction et mettre de la distance qui s’avère parfois vitale.

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Author: Hélène

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